Imprimante 3D : Un prototype pouvant utiliser 10 matériaux

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Le MIT vient de concevoir un nouveau modèle d’imprimante 3D qui a la capacité de se servir jusqu’à 10 matériaux différents afin de faire une impression d’objet. Ce modèle permettrait aux chercheurs de développer de nouvelles générations d’imprimante 3D pouvant utiliser des composants électroniques.

L’innovation touche aussi le secteur de l’impression 3D. Comme preuve, le laboratoire informatique et le laboratoire d’intelligence artificielle du MIT viennent de mettre au point un prototype d’imprimante 3D révolutionnaire. Dénommé MultiFab, ce dernier est capable d’utiliser simultanément jusqu’à 10 matériaux différents. Selon les universitaires responsables du projet, cette nouvelle imprimante affiche une performance bien plus intéressante que la plupart des modèles actuels qui ne peuvent utiliser que jusqu’à 3 matériaux.

En plus de la diversité des matières premières, ce prototype dispose aussi d’un système de scanner doté d’une précision de 40 microns. Ce dernier est prévu pour organiser avec une extrême précision la superposition de couches. Il se recalibre si besoin pour permettre à la tête d’impression de se positionner correctement avant l’impression. Ce genre de dispositif est efficace puisque le calibrage d’une imprimante 3D traditionnelle est très difficile. De plus, cela peut fléchir même si l’appareil est déjà en train d’imprimer.

Les chercheurs du MIT affirment aussi que leur produit est très bon marché. Sa fabrication n’a nécessité que 7 000 USD, soit 35 fois moins cher l’imprimante le ‘Objet500 Connex3’ conçu par Stratasys qui coûte 250 000 USD au moment de son lancement.

Cela dit, les experts du MIT stipulent que leur prototype demande une bonne connaissance en calcul informatique. En effet, ils avouent que cela est nécessaire pour le traitement de l’importante quantité de données visuelles.

Par ailleurs, les universitaires ont déjà l’intention de concevoir leur prochaine génération d’imprimante 3D qui peut intégrer des composants électroniques. Ce projet s’apparente à celui de Microsoft qui, en 2013, a déjà breveté une imprimante 3D pouvant associer des composants électroniques et paramétrer des microcontrôleurs.

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