L’Azerbaïdjan en mauvaise posture à quelques semaines des premiers Jeux Européens

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À l’image des jeux panaméricains, les jeux européens sont nés et vont se dérouler pour la première fois du 12 au 28 juin prochain en Azerbaïdjan. Le président du pays, Ilham Aliyev, explique que c’est une manière de mettre en avant son pays et d’avoir un éventuel support afin d’accéder aux JO de 2024 ; des ambitions qui risquent d’être réduits à néant à cause de la situation des droits de l’homme sur place.

Des activistes du droit de l’homme en prison

AzerbaïdjanÀ un mois de l’ouverture officielle des jeux européens, les ONG de défense de droits de l’homme exigent que le gouvernement en place libère les militants qu’il a jetés en prison. Parmi ces activistes des droits de l’homme se trouve la dissidente Leyla Yunus.

Témoignage poignant d’une fille de militante

Durant une conférence organisée par Human Rights Watch (HRW), Dinara, fille de Leyla Yunus, a eu droit à la parole. Elle n’a pas hésité à déclarer que ses parents étaient prisonniers des Jeux. Pour appuyer ses dires, la jeune fille raconte que sa mère a été arrêtée le 30 juillet 2014 durant une manifestation pour boycotter les Jeux. Son père, quant à lui, a été emprisonné le 5 août tout simplement parce qu’il a rendu visite à sa femme en prison. Le couple est encore en attente de leur procès et leur fille craint pour leur santé.

La cérémonie d’ouverture laisse perplexe

Face à cette situation, la présence d’autorités à la cérémonie d’ouverture des jeux européens n’est pas encore sûre et pourtant, ce sera une bonne occasion pour le président du pays d’afficher de bonnes relations avec les autres pays.

Les autres gouvernements hésitent

Pour exiger la libération des partisans des droits de l’homme, les activistes ont renforcé la répression, ce qui n’arrange rien à la situation en Azerbaïdjan et renforce les craintes des autres pays. La majorité d’entre eux souhaitent avoir la confirmation que le pays d’accueil des jeux s’engagera à respecter la liberté de presse et d’expression durant l’évènement et que ce respect est valable aussi bien pour les journalistes internationaux que nationaux. Pour rappel, 35 militants ont été arrêtés tout au long de l’année 2014, d’où le mécontentement des activistes et la crainte des pays participants aux jeux.

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